Tsonga : "Un pur bonheur"

Tsonga : "Un pur bonheur"
Pour terminé avec mes articles concernant la révélation du tennis de ce début d'année, Jo-Wilfried Tsonga, je vous mets l'interview réalisé mardi (hier), à son arrivée en France.
Merci Jo pour tout le bonheur que tu m'as fait vivre, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas autant vibré!! magré ta défaite je suis sur qu'on te reverra bientôt au haut niveau et que ta carrière sera prometteuse!!




Rentré mardi, Jo-Wilfried Tsonga a donné sa première conférence de presse en France. Le Manceau, accompagné de son coach Eric Winogradsky, ne s'attendait pas à déchaîner autant les passions et pense déjà à la Coupe Davis et Roland Garros...
par Bastien Aubert

Jo, vous êtes arrivé en France très tôt mardi matin. Comment s'est passé votre voyage ?
Jo-Wilfried Tsonga : Tout s'est très bien passé, je suis parti rapidement de Melbourne après la finale et je n'ai pas eu beaucoup de temps pour réfléchir à tout ce qui m'est arrivé. Pour être honnête, j'ai dormi dans l'avion. Maintenant, je me sens plutôt relax, je dois récupérer.

Comment avez-vous été accueilli à votre arrivée à l'aéroport de Roissy ?
Jo-Wilfried Tsonga : A vrai dire, je ne m'attendais pas à un tel engouement ! Ça change pour moi de voir une soixantaine de journalistes, plein de photographes venir m'accoster, cela ne m'était jamais arrivé. C'est impressionnant, indescriptible. Là, j'ai pris conscience que j'avais peut-être fait quelque chose de bien (rires) !

Quand vous étiez en Australie, en plein tournoi, étiez-vous au courant de tout l'engouement que vous provoquiez en France ou étiez-vous enfermé dans votre bulle ?
Jo-Wilfried Tsonga : Non, j'étais loin de m'imaginer tout ce phénomène. Mon coach (NDLR : Eric Winogradsky, qui est assis à ses côtés avec Christian Bîmes) était là pour m'enlever les journaux des mains (rires) ! Ceci dit, je surfais régulièrement sur internet pour lire des articles de presse...

Entre la demi-finale remportée contre Rafael Nadal et la finale perdue face à Novak Djokovic, vous avez eu deux jours de repos et des gens ont pris l'avion pour venir vous voir. Cela a-t-il changé quelque chose dans votre manière d'aborder votre dernier match ?
Jo-Wilfried Tsonga : Non, rien du tout, je n'ai rien modifié dans ma préparation. Je me suis juste servi de la demie contre Rafa, qui est clairement le match de ma vie. Mais finalement, il n'y avait pas autant de monde que vous croyez, c'était un comité restreint (NDLR : ses parents ainsi que Christian Bîmes étaient notamment du voyage).

Avez-vous repensé à votre finale perdue ? Des regrets ?
Jo-Wilfried Tsonga : Non, je n'ai aucun regret, j'ai joué un très bon tennis. Je suis simplement tombé sur un très bon joueur, je n'ai pas à rougir de cette défaite. Il m'a juste manqué un ou deux points dans le deuxième set pour faire un break de plus, c'est tout.

Le fait de jouer sur un grand court plein à craquer, avec 15 000 personnes, est-ce que cela procure des sensations spéciales ?
Oui des sensations de joie bien sûr. Je ne m'attendais pas à jouer à ce niveau-là. Chaque match, c'était pour moi un bonheur d'être sur le court. C'était particulier, car c'était tout nouveau. J'ai eu des sensations que tout le monde ne peut pas avoir. Etre soutenu par un public de 15 000 personnes, c'est juste indescriptible. Il y a eu un moment très fort à l'échauffement lors de la finale, quand le speaker a annoncé mon nom et que tout le monde a crié, c'était...

Quel a été le déclic lors de votre tournoi ? Vous avez avoué que le fait de ne pas surjoué avait été une des clés de vos prestations...
Jo-Wilfried Tsonga : Pour moi, c'est évident. Ne pas s'enflammer et rester relax, c'est la clé de ma réussite. Je prenais du plaisir à chaque match car je sais qu'à chaque fois que j'entrais sur le court, c'était un pur bonheur.

«Roland Garros me tient à c½ur»

Et selon vous, Eric Winogradsky ?
Eric Winogradsky : Jo a raison mais je retiendrai encore autre chose. Evidemment, il nous a donné beaucoup d'émotions, c'était très intense mais je vais lui faire une confidence. (NDLR : il s'adresse à Tsonga). Lors du tirage au sort, je me suis dit : «c'est très embêtant de tomber contre Andy Murray d'entrée». Cela me rappelait 2007 lorsque Jo avait pris Andy Roddick au premier tour. Mais finalement, son raisonnement a été le bon car il s'est tout de suite dit que s'il passait ce cap, le tableau serait dégagé.

Pouvez-vous poursuivre ?
Eric Winogradsky : Pour moi, ce match contre Murray a été le déclic car Jo s'est tout de suite senti en osmose avec le public de la Rod Laver Arena. Cette entente a perduré jusqu'à la finale. La clé de son succès est là. Mais vous savez, je l'avais déjà vu jouer à ce niveau de jeu face à des grands joueurs, et ce n'est pas une très grande surprise pour moi.

La vraie surprise vient peut-être la sélection de Jo en équipe de France de Coupe Davis (NDLR : face à la Roumanie du 8 au 10 février)...
Jo-Wilfried Tsonga : C'est sûr ! Je l'ai appris ce matin par le capitaine. Quand Guy Forget me l'a annoncé, j'étais super content. Représenter les couleurs de la France a toujours été un rêve pour moi.

Vous formerez une belle équipe avec Richard Gasquet en simple, Michaël Llodra et Arnaud Clément en double. Vous sentez-vous capable de remporter enfin le trophée ?
Jo-Wilfried Tsonga : Bien sûr, sinon on ne s'engagerait pas dans une telle aventure. Nous avons trois joueurs dans le Top 20 avec Richard Gasquet, moi-même et Paul-Henri Mathieu. Peu d'équipes peuvent afficher de tels résultats.

Eric, on connaît le parcours de Jo, jalonné de blessures pendant deux ans. Allez-vous modifier son programme, voire l'alléger, pour lui éviter de tels pépins à l'avenir ?
Eric Winogradsky : Nous allons rester prudents mais on ne changera rien à notre programme pour autant. Les blessures font malheureusement partie de la carrière d'un sportif de haut niveau et nous en sommes pleinement conscients.

Jo, cela signifie-t-il que vous jouerez Roland Garros cette saison (NDLR : Tsonga avait fait l'impasse sur la saison de terre battue en 2007, avec une absence à Roland Garros, pour privilégier la saison sur gazon) ?
Jo-Wilfried Tsonga : Oui, Roland Garros me tient à c½ur car ça fait deux ou trois ans que je n'ai pas pu m'y exprimer. Je suis très motivé car beaucoup de gens pensent que la terre battue ne me convient pas. Moi, je sais que mon jeu peut être très efficace sur cette surface. Je me décale souvent en coup droit, je couvre pas mal de terrain, comme le font les vrais spécialistes. On verra bien...

Vous serez désormais attendu à chacune de vos sorties. Comment allez-vous gérer cette pression, y compris à la Porte d'Auteuil ?
Jo-Wilfried Tsonga : Vous savez, mon parcours dans le passé m'a rendu très relax par rapport à tout ça. Je sais relativiser, j'ai pris conscience qu'un match de tennis perdu n'était pas la fin du monde. Loin de là. Cette attitude m'a boosté à Melbourne et je ne compte pas en changer. Le tennis est un éternel recommencement, il faut faire ses preuves tous les jours. Donc, cette nouvelle notoriété que vous décrivez, je ne m'en occuperai pas. Comme je l'ai toujours fait.


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# Posté le mercredi 30 janvier 2008 16:03

Modifié le lundi 04 février 2008 17:26

Tsonga : à suivre

Tsonga : à suivre
Après le magnifique tournoi qu'il a fait, tout le monde va l'attendre au tournant. Voilà un article qui aborde son avenir dans le tennis.




Jo-Wilfried Tsonga peut être fier de son parcours à l'Open d'Australie. Pour sa première finale sur le circuit, le Français a failli créer la surprise. Les observateurs sont unanimes: si son physique ne le trahit pas encore, il devrait refaire parler de lui. Et ce dès... La Coupe Davis.

SON NOUVEAU CLASSEMENT ATP : 18e mondial

SON PARCOURS DE RÊVE EN AUSTRALIE

L'affiche du premier tour du tableau messieurs de l'Open d'Australie opposait Andy Murray, récent vainqueur à Doha, à Jo-Wilfried Tsonga. L'Ecossais partait largement favori, il en est revenu épaté par le Français. Après la rencontre, Tsonga a discuté avec Cédric Pioline, désormais responsable du haut niveau à la FFT. Comment réagir après une perf' de cette importance ? L'ancien N.1 français a visiblement eu les mots justes. Sam Warburg et Guillermo Garcia-Lopez en feront les frais. En huitièmes, il conjure son échec de l'an passé, en huitièmes de finale de Wimbledon, et surclasse Richard Gasquet. En quart de finale, il dispute selon ses propres mots "son meilleur match du tournoi" face à un excellent Youzhny. En demi-finale, il est en mode "Playstation" contre Rafael Nadal, un match d'anthologie selon une formule galvaudée mais revigorée par ce genre de performance... En finale, il donne tout mais échoue sur quelques points mal négociés au deuxième et au quatrième set notamment. Le destin de Djokovic a été pour l'instant plus fort que son rêve.

A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU

Longtemps je me suis couché de bonne heure... Pour jouer au tennis. Jo-Wilfried Tsonga a tout donné pour vivre son rêve. Brillant junior, vice-champion du monde en 2003, il a connu la pire des épreuves pour un sportif de haut niveau : les blessures à répétition. Bien entouré, suivi par Eric Winogradsky, il a fourni les efforts nécessaires pour poursuivre son aventure chez les professionnels. En 2007, des Challengers à Bercy, en passant par Wimbledon et Flushing Meadows, il fait un retour fracassant. Début 2008, il atteint la finale de l'Open d'Australie et entre ainsi dans le top 20. A 22 ans, il est désormais juste derrière Richard Gasquet et Marcos Baghdatis, comme au bon vieux temps des juniors, à l'affût du moindre exploit. Et il s'apprête à jouer en Coupe Davis, un autre de ses rêves. Il a comblé le vide de ces années douloureuses. Il a refait son retard en croquant à plein dents dans sa madeleine de Proust à lui, les petites balles jaunes de Melbourne...

SA MARGE DE PROGRESSION

"Jo" est lucide sur l'évolution de son tennis. Son service est son coup le plus "naturel", son coup droit, sa couverture au filet et sa vitesse de déplacement sont des atouts évidents et il a particulièrement amélioré son revers l'hiver dernier. En 2007, Sébastien Grosjean disait : "Jo peut atteindre un quart de finale de Grand Chelem l'année prochaine." Dès l'Open d'Australie, Tsonga a mis la barre plus haut encore. Tant qu'il reste compact dans ses frappes, il ne craint personne. Son relâchement doit faire des envies (n'est-ce pas messieurs Richard Gasquet ou Paul-Henri Mathieu), mais cela peut le conduire à se désunir dans l'échange. Si son physique ne connaît pas de nouvelle défaillance, il pourra développer de nouveaux schémas tactiques. Son expérience à Melbourne le place dorénavant dans une autre catégorie, celle des "poids lourds" du circuit...

SON AVENIR

Cassius Clay est devenu Mohammed Ali, mais "Jo" restera lui-même. Le meilleur de sa carrière est encore devant lui malgré ses exploits formidables en Australie. Une sélection en Coupe Davis, probable contre la Roumanie, concrétisera un rêve d'enfance. Numéro 2 français, courtisé par le Team Lagardère, il devra assumé sa nouvelle notoriété. Leader du tennis tricolore ? Il ne se projette pas si loin : "Non. Je n'ai jamais gagné le moindre tournoi. Je n'ai pas la moindre sélection en coupe Davis. J'ai encore beaucoup de choses à prouver."


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# Posté le mercredi 30 janvier 2008 15:24

Tsonga : le rêve s'achève

Tsonga : le rêve s'achève
Voici maintenant l'analyse de la finale de cet open d'australie entre Tsonga et Djokovic qui a vu le serbe l'emporter en 4 sets.




Tsonga, la fin du rêve

Posté le 27 janvier 2008
Jo-Wilfried Tsonga ne deviendra pas le premier Français vainqueur d'un tournoi du Grand Chelem depuis Yannick Noah. Dimanche à Melbourne, le Manceau, pour la toute première finale de sa carrière, a fini par céder en finale de l'Open d'Australie face à Novak Djokovic (4-6, 6-4, 6-3, 7-6). Après avoir pris un départ tonitruant sur des accélérations fracassantes, "Jo" a lâché prise face à la précision diabolique du Serbe, numéro 3 mondial, qui s'offre ainsi à 20 ans le premier titre du Grand Chelem de sa carrière.

Tsonga aura tout tenté face à Novak Djokovic. En vain... (Reuters) C'est donc la fin d'un rêve, d'une fantastique aventure. Jo-Wilfried Tsonga, 22 ans, ne remportera pas l'Open d'Australie 2008, lui qui était sur un nuage depuis le début de la quinzaine. En dépit des exploits réalisés ces derniers jours, face à Rafael Nadal notamment lors d'une demi-finale d'anthologie, la marche était trop haute pour le Manceau. Contre le numéro 3 mondial, Tsonga, qui était rappelons-le 212e à pareille époque, a pourtant été à la hauteur de l'événement. Alors qu'on pouvait craindre qu'il ne soit paralysé par l'enjeu, même si le stress ne semblait pour l'heure n'avoir aucune prise sur lui, le protégé d'Eric Winogradsky s'est battu comme un beau diable, tentant sa chance sur chaque balle.

Battu avec les honneurs, le jeune Français de 22 ans ne deviendra pas en ce mois de janvier le premier vainqueur tricolore à s'imposer à l'Open d'Australie depuis Jean Borotra en 1928, ni le premier lauréat français vainqueur d'un Majeur depuis Noah en 1983. La déception doit être sûrement grande, mais le voilà désormais dans le top 20 mondial. Un parcours inoubliable annonciateur de lendemains enchanteurs.

Quand Jo harangue la foule...

Accueilli sous les acclamations du public de la Rod Laver Arena, Jo-Wilfried Tsonga n'aura pas démérité sous les yeux de ses parents. Le Français, qui avait le redoutable honneur de débuter la rencontre, cédait pourtant son service d'entrée de jeu sous la pression de Djokovic, agressif dès les premiers points. Une entame de match idéale pour le Serbe, qui affichait toutefois sa fébrilité avec des fautes en coup droit inhabituelles de sa part. Agacé, regardant son clan, le numéro 3 mondial abandonnait à son tour son engagement. Tsonga pouvait alors prendre confiance et lâcher ses énormes accélérations pour mener à la marque (2-1). Prenant l'initiative dans l'échange, le Manceau se procurait même deux balles de break, avant de s'incliner sur un passing monumental du Serbe en revers.

Sans peur, « Jo » "lâchait les chevaux" en ce début de match, notamment au service avec des excès de vitesse chronométrés au-delà des 200 km/h pour faire la course en tête (3-2). Les deux hommes, qui ne s'étaient encore jamais rencontrés sur le circuit, se livraient un gros combat du fond de court. Djokovic, parfois pris de vitesse par la puissance de frappe du Français, parvenait à égaliser à 4-4 sur son cinquième ace. A 4-5, le Serbe était pourtant sous pression sur son engagement. Mené 0-30, il offrait une balle de set au 38e joueur mondial, qui réalisait le coup parfait en tirant un passing millimétré en bout de course avant de conclure. Le premier set dans la poche (6-4) après 49 minutes, le Sarthois haranguait la foule sous le regard de son père Didier, ancien international de handball, survolté en tribunes.

Djokovic appuie sur l'accélérateur

Balayant le court de ses coups droits dévastateurs, Jo-Wilfried Tsonga continuait sur sa lancée, sans se poser de question. Accélérations long de ligne ou croisées, le jeu du Français était à même de faire douter le finaliste de l'US Open 2007. Ce dernier réussissait pourtant son premier jeu blanc du match pour revenir à 3-3. Dans le septième jeu, Djokovic haussait le ton en réglant ses coups, lui qui commettait beaucoup de fautes directes en début de match. Encouragé par son clan, il breakait pour mener 4-3 après un coup droit de Tsonga en dehors des limites. En dépit d'un pourcentage de services loin d'être exceptionnel (60 % contre 70 %), Djokovic confirmait son break (5-3), se retrouvant même à deux points du set sur le service adverse. Une manche qu'il allait ensuite boucler implacablement sur un ace (6-4).

Un trophée mérité pour le Serbe qui, à 20 ans, écrit une nouvelle page de l'histoire du tennis (Reuters). Remonté comme une pendule, se frappant le torse du poing, le plus jeune joueur de l'histoire à avoir disputé quatre demi-finales de Grand Chelem consécutivement prenait doucement l'ascendant. Bien plus précis, c'est lui qui dictait sa loi, trouvant à nouveau la faille en breakant à 1-1 sur une approche de coup droit trop longue du protégé d'Eric Winogradsky. Moins mobile, Tsonga se retrouvait mené 3-1, puis 4-2 après un service gagnant de la nouvelle perle du tennis mondial. Après deux heures de jeu, Djokovic menait 5-3 en remportant sa mise en jeu sur une accélération de revers imparable... Le regard fixe, alors que Tsonga multipliait les fautes grossières, le Serbe mettait la pression sur le Français. Malgré sa combativité, ce dernier abandonnait son service et la troisième manche après avoir sauvé six balles de set (6-3).

Les efforts produits commençaient toutefois à avoir des conséquences sur les organismes. Après de longs rallyes, le numéro 3 mondial, à bout de souffle et n'hésitant pas à s'accroupir pour récupérer, fit appel au kiné pour se faire masser la cuisse gauche. Les deux hommes se rendaient coup pour coup, avant de se départager au jeu décisif, après une balle de break des plus cruciales manquée par Tsonga à 5-5. Poussé par les siens et son petit frère, le Serbe se détachait très vite 2 points 0 dans le tie-break. Plus solide, plus expérimenté, le numéro 3 mondial s'envolait pour mener 5-1 puis 6-2. La première balle de match aura été la bonne. Djokovic, premier Serbe vainqueur d'un Majeur, pouvait exulter... Tombeur de Roger Federer en demi-finale, il s'offre le premier titre du Grand Chelem de sa carrière, lui qui avait chuté en septembre dernier en finale de l'US Open face au Suisse.

A seulement 20 ans, son avenir s'annonce doré. "Je me doutais bien que le public voulait que Jo gagne , expliqua-t-il au micro du stade lors de la remise des trophées. Mais je vous aime toujours !" S'en tirant par une pirouette, le farceur du circuit n'a pas fini de blaguer. Mais ses adversaires, inquiets par son niveau de jeu, risquent très vite de ne plus sourire à ses facéties...


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# Posté le mercredi 30 janvier 2008 14:18

Modifié le mercredi 30 janvier 2008 15:41

Tsonga a battu Nadal en demi-finale!!

Tsonga a battu Nadal en demi-finale!!
Je continue ma série sur les article de Jo-Wilfried Tsonga en vous mettant l'analyse du match Tsonga-Nadal en demi-finale : Tsonga n'en a fait qu'une miette lol, impressionnant!!!



Incroyable Tsonga
Jo-Wilfried Tsonga a disposé du N.2 mondial, Rafael Nadal ,à Melbourne pour s'offrir sa première finale de Grand Chelem à l'Open d'Australie. Le Français terrasse l'Espagnol en deux heures de jeu pour succéder à Arnaud Clément, dernier Français à avoir joué une finale en Australie.

OPEN D'AUSTRALIE - Demi-finale messieurs

Jo-Wilfried Tsonga (FRA) bat Rafael Nadal (ESP/N.2) 6-2, 6-3, 6-2
Prochain adversaire: Federer ou Djokovic.
> Revivez le film du match !

On n'avez plus vu ça depuis Gustavo Kuerten à Roland-Garros en 1997. Après un parcours sans faute dans cet Open d'Australie, Jo-Wilfried Tsonga est parvenu à faire l'inimaginable : battre Rafael Nadal en demi-finale de l'Open d'Australie pour rallier sa première finale de Grand Chelem. Lui qui n'est ni tête de série, encore moins favori. Après des années de galère où les blessures l'ont empêché de grandir sur la scène internationale, le Manceau de 22 ans tient enfin son heure de gloire : il défiera Roger Federer ou Novak Djokovic en finale de la première levée du Grand Chelem, dimanche.

Dès l'entame, il donne le ton du match. La première balle de break est pour Tsonga dès le deuxième jeu. Celle-ci est convertie sur une volée croisée de revers et voilà le Français menant 3-0 après douze minutes de jeu. 4-1, puis 5-2. Fort d'un service à 95% de réussite en premières balles et d'une présence au filet aussi fine, le Français mène la vie dure à l'Espagnol qui court de bout en bout du terrain. Un smash raté de l'Espagnol et une amortie gagnante du Français offre à ce dernier même trois balles de première manche sur le service de Nadal... qui n'empêche pas le Français de s'emparer du set après 30 minutes de jeu (6-2). Une première pour le N.2 mondial cette année à Melbourne.

Clément a trouvé sa relève

Et Tsonga n'arrête pas son effort. Le Manceau se crée même une troisième balle de break d'entrée de deuxième manche... Mais au contraire de la première à la réussite insolente, cette occasion là n'était pas saisie. De son côté, Nadal tente de répliquer. Mais l'Espagnol ne parvient à se créer la moindre occasion de breaker. A la lutte sur sa mise en jeu, Nadal est constamment pressé par le Français, qui le fait toujours courir. Aucun ne cède son service jusqu'au huitième jeu où Tsonga réussit une nouvelle fois à prendre de court son adversaire, d'un smash rageur sur sa seconde balle de break du set. Le Manceau conclut la manche sur jeu blanc dans la foulée pour mener deux sets à rien après 1h10 de jeu (6-3).

On n'ose à peine croire le tableau d'affichage. Mais Tsonga doit vite redescendre de son nuage. D'entrée de troisième manche, le Français doit défendre trois balles de break. Ce qu'il fait à merveille. Les deux premières sont sauvées. Il faudra ensuite deux aces, dont un refusé au Français après une altercation avec l'arbitre de chaise, pour continuer le troisième set sans dommage. Mieux, deux nouvelles balles de break sont données par Nadal après une volée manquée... La différence ne se fait pas attendre. Un retour énorme de Tsonga le mène à faire la course en tête dans cette manche (2-1). Lucide et calme au possible, il ne résiste plus à hurler sa joie sur chaque point important gagné. Fort de 86% de réussite en premier service, Jo ne plie pas sous les coups de butoir que le N.2 mondial tente de renvoyer tant bien que mal.

"Personne ne pouvait me battre aujourd'hui"

"J'ai fait un gros match dans tous les domaines. Je frappais de toutes les forces sur ce qui se présentais. Il faut que je pince... Je me suis dit qu'à un moment, tout allait s'arrêter. Mais non. En fait, je pense qu'aujourd'hui, personne ne pouvait me battre." Le double break, réalisé à 4-2, en est une bonne illustration. Une sorte d'estocade que l'Espagnol ne digérera pas, comme les 49 coups gagnants, 17 dont aces, et 75% de réussite à la volée.

Les Murray, Gasquet et Youzhny, trois premières têtes de série éliminées par le Français à Melbourne, ne pourront que compâtir à la chute de Nadal, pourtant vainqueur de leur première confrontation à l'US Open 2007 sans perdre le moindre set. Avec beaucoup de sang-froid, Jo-Wilfried conclut sur sa mise en jeu suivante et devient le premier Français depuis Arnaud Clément en 2001 à jouer la finale de l'Open d'Australie. Et devient surtout le premier Tricolore non tête de série à réaliser cet exploit en Grand Chelem dans l'ère Open, depuis Cédric Pioline à Wimbledon en 1997.


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# Posté le mercredi 30 janvier 2008 14:10

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga
Je vais vous présenter un joueur de tennis dont vous avez surement entendu parler ces derniers temps puisqu'il a été jusqu'en finale de l'open d'australie!!!! voici tout d'abord sa biographie :



Jo-Wilfried Tsonga est un joueur de tennis français, né le 17 avril 1985 au Mans (France) d'un père congolais (Congo-Brazzaville), ancien handballeur, et d'une mère française.

Carrière

Le tennis n'a pas été le seul sport qu'il a pratiqué puisque plus jeune il a également joué au football dans le club de Savigné-l'Évêque (ville dans la banlieue Mans). Il a fait le choix de faire actuellement partie des structures de la Fédération française de tennis.

Circuit Junior

Sur le circuit junior, Jo-Wilfried Tsonga remporte quatre titres en simple dont l'US Open en 2003 et atteint la même année les demi-finales des trois autres tournois du Grand Chelem. Il obtient ainsi son meilleur classement junior en étant 2e mondial le 13 octobre 2003. Il décroche également trois titres en double aux côtés de Mathieu Montcourt et Richard Gasquet .

2004 - 2006

En 2004, Tsonga remporte deux Challenger (Tagliatti ; Nottingham) et un tournoi Futur (Lanzarote) et passe de la 395e à la 163e place mondiale au classement ATP.

En 2005, malgré deux trophées, l'un en Challenger (León au Mexique), l'autre en Futur (Saint-Dizier), ainsi qu'un premier tour perdu contre Andy Roddick à Roland Garros (3-6 2-6 4-6), Jo-Wilfried Tsonga chute au classement passant de la 165e place à la 338e.

En 2006, il remonte la pente en remportant un Challenger (Rennes) et trois Futur (Bath, Bath et Lille). Ces résultats lui permettent de finir l'année à la 212e place mondiale.

2007

Il obtient une wild card pour jouer l'Open d'Australie 2007 et rencontre dès le 1er tour l'Américain Andy Roddick. Le premier set se conclut par un jeu décisif qu'il remporte 20-18 et qui devient le plus long tie break de l'histoire du tournoi. Roddick remporte par la suite le match 6-7(18), 7-6(2), 6-3, 6-3.

Il remporte quatre tournois Challenger au cours de cette année 2007 (Tallahassee, Mexico, Lanzarote et Surbiton), avant de se qualifier pour le tournoi du Queen's, en juin. Il parvient à battre au 2e tour Lleyton Hewitt, mais perd par la suite contre le Croate Marin Čilić.

Au tournoi de Wimbledon, où il bénéficie d'une wild card, il passe pour la première fois le premier tour d'un tournoi du Grand Chelem, en battant son compatriote Julien Benneteau. Il gagne son 2e et 3e tour contre Nicolas Lapentti et Feliciano Lopez mais il est stoppé en 1/8e de finale par un autre Français Richard Gasquet, futur demi-finaliste.

Son nouveau classement (74e) lui permet de participer pour la première fois à l'US Open. Au premier tour, il se défait d'Oscar Hernandez (7-5, 6-1, 6-3), puis bat le vétéran Tim Henman au deuxième (7-6 (2), 2-6, 7-5, 6-4). Il affronte ensuite Rafael Nadal au troisième tour, et malgré un premier set disputé, l'Espagnol hausse le ton et remporte facilement le match 7-6(3), 6-2, 6-1.

Le 28 octobre 2007, Tsonga remporte son premier tournoi ATP en double, au Grand Prix de Tennis de Lyon, aux côtés de Sébastien Grosjean.

Ainsi cette année de la révélation, ponctuée par un 1/8e et un 3e tour en Grand Chelem, lui permet d'obtenir son meilleur classement en carrière en atteignant la 43e place ATP.

2008

Dès le tournoi d'Adélaïde, 2008 sonne comme l'année de la confirmation. Jo-Wilfried Tsonga y bat Lleyton Hewitt (6-4 6-2) avant de s'incliner en demi-finale face au Finlandais Jarkko Nieminen.

Lors de l'Open d'Australie, il fait sensation en éliminant l'Écossais Andy Murray (7-5 6-4 0-6 7-6(5)), alors tête de série no 9, dès le premier tour et continue son parcours jusqu'en finale en écartant Richard Gasquet (no 8) en 1/8e, Mikhail Youzhny (no 14) en 1/4 et fait une performance remarquable face à Rafael Nadal (no 2) en 1/2 finale en le battant sur le score de 6-2 6-3 6-2[3]. Il perd en finale sur le score de 4-6 6-4 6-3 7-6 (2), face au numéro 3 mondial et tombeur de Roger Federer (no 1) : Novak Djokovic. Son classement ATP passe de 38e à 18e, son meilleur classement à ce jour.

Il obtient sa première sélection en équipe de France pour le 1er tour de la Coupe Davis face à la Roumanie.



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# Posté le mercredi 30 janvier 2008 13:09