Mauresmo a tout d'une grande

Mauresmo a tout d'une grande
Formidable exploit d'Amélie Mauresmo. Victorieuse de l'Open d'Australie en début de saison, la Française décroche son 2e titre du Grand Chelem à Wimbledon en venant une nouvelle fois à bout de Justine Henin en trois sets. Elle prend définitivement place parmi les grandes !

WIMBLEDON 2006 Simple dames - Finale

Amélie Mauresmo (FRA, 1) bat Justine Henin-Hardenne (BEL, 3) 2-6 6-3 6-4
Face-à-face : 5-5

Un sentiment de revanche planait sur le court central à l'entrée de Justine Henin et d'Amélie Mauresmo. Le souvenir de la finale de l'Open d'Australie tronquée en raison de l'abandon polémique de la Belge restait dans toutes les mémoires. Même si la Française affirmait avoir tourné la page, on pouvait être sûr qu'elle se présentait devant les supporters britanniques avec le secret espoir de soulever un deuxième trophée en Grand Chelem en connaissant enfin la joie de remporter la balle de match.

Henin au-dessus du lot

Justine Henin et Amélie Mauresmo sont deux des rares joueuses à pratiquer un vrai jeu de gazon. Capables d'enchaîner service-volée, de s'appuyer sur un revers slicé très efficace, les deux championnes faisaient la preuve de leurs velléités offensives dès les premiers coups de raquette, au plus grand bonheur des spectateurs. Malgré un état d'esprit irréprochable, la Française n'avait cependant pas les moyens en début de rencontre de résister à une Justine Henin, impeccable.

Immédiatement dans le bon rythme, la Wallonne récitait un tennis proche de la perfection au cours de la première manche (11 coups gagnants pour seulement 4 fautes directes) et faisait preuve d'une précision machiavélique en passing. Souvent mise en difficulté par les retours dans les pieds, Mauresmo ne transformait victorieusement que 3 de ses 12 montées. Un taux bien trop faible pour espérer résister à la furia adverse (6-2).

Mauresmo ramasse les cadeaux

En raison de la fébrilité notable de Mauresmo lors des grands événements, le pire était à craindre. Nullement perturbée par la perte de la première manche, la protégée de Loïc Courteau repartait cependant au combat sans aucun complexe et profitait de la première baisse de régime adverse pour faire le break. Après un premier acte quasi-sans-faute, Henin perdait pied à l'attaque du deuxième set, commettant en quatre jeux deux fois plus de fautes directes qu'au cours de toute la première manche. Moins sereine en coup droit, la Belge se montrait également beaucoup moins solide au filet, ne convertissant que 7 de ses 16 montées et ne trouvait jamais les moyens de recoller au score malgré un taux de première balle de Mauresmo très faible (39%).

Une solidité étonnante

"Le mental jouera un grand rôle", avait prédit les deux championnes. Mise en confiance par le gain du deuxième set par la baisse de régime adverse, Mauresmo abordait la manche décisive le pied au plancher. Portée par une première balle retrouvée (85%), elle s'installait dans le court, montant à vingt reprises au filet, afin de mettre une pression de tous les instants sur son adversaire. Un break en poche, la numéro un mondiale faisait pendant toute la fin de match preuve d'une solidité mentale inhabituelle, ne concédant aucune balle de break et plantant même 4 aces, dont notamment deux sur seconde balle. Rien ne pouvait plus l'arrêter. Après un peu plus de deux heures de jeu, Mauresmo pouvait enfin lever les bras après une balle de match en finale d'un tournoi du Grand Chelem !
# Posté le lundi 17 juillet 2006 15:17

zidane se livre

zidane se livre
Sur TF1, Zinédine Zidane a expliqué les raisons de son geste sur Marco Materazzi. Zizou a tenu à "s'excuser auprès des enfants" mais ne regrette pas ce qu'il a fait. L'Italien a eu "des mots très durs" envers le numéro 10 des Bleus qui aimerait que la provocation soit également sanctionnée.

Le 12 juillet est décidément lié à la vie de Zinédine Zidane. Huit ans après avoir réussi un doublé historique et remporté la Coupe du monde avec l'équipe de France, le tout récent retraité est sorti de sa réserve pour mettre les choses au point. Expliquer les raisons de son coup de sang. Confier pourquoi il est sorti de ses gonds alors qu'il disputait le dernier match d'une carrière majestueuse. Et qui pouvait se terminer par une apothéose absolue : un deuxième titre mondial.

Malheureusement, Zinédine Zidane a croisé le chemin de Marco Materazzi. A dix minutes du terme de la prolongation, le capitaine de l'équipe de France a été accroché par le défenseur italien. La suite a déjà fait le tour du monde à plusieurs reprises. Zidane part se replacer. Materazzi l'interpelle. Subitement, le Ballon d'Or 1998 revient sur ses pas et assène un violent coup de tête dans la poitrine du joueur de l'Inter Milan.

"Des mots très durs"

Les raisons d'un tel geste ? Zinédine Zidane les a confiées sur TF1 : "Il m'a dit des choses très personnelles, cela touche à la maman, à la soeur. Il dit des mots, des mots qui sont très durs et il les répète plusieurs fois. C'est plus dur que des gestes. Vous les écoutez une fois, vous essayez de partir. C'est ce que je fais parce que je m'en vais en fait. Vous écoutez deux fois, et puis la troisième fois...J'aurais préféré prendre un coup de poing". Zizou n'a pas souhaité révéler la teneur exacte des mots prononcés par le Milanais. Mais s'excuse de son geste auprès de ceux qui l'ont vu : "Ce n'est pas un geste à faire. Je tiens à le faire surtout pour les deux ou trois milliards de téléspectateurs et tous les enfants ."

"Je ne suis pas fier de ce geste mais je ne le regrette pas. Sinon, ça veut dire qu'il avait raison de dire ce qu'il a dit ", a ajouté un Zinédine Zidane très calme et apaisé. Pour l'ancien capitaine des Bleus, "le coupable, c'est celui qui provoque. La vidéo devrait aider à cela. Ça suffit de toujours sanctionner la réaction. Il y a eu une provocation très grave."

"Je n'ai jamais été arrogant"

Pour justifier ses insultes et son comportement, Marco Materazzi a avancé que Zidane s'était montré arrogant. La réponse de l'intéressé : "Je n'ai jamais été arrogant avec quiconque. Et encore moins sur un terrain. Ça ne fait pas partie de ma vie. Il peut se défendre lui, comme il veut, mais si j'ai eu cette réaction, c'est qu'il s'est passé quelque chose de grave. Encore une fois, je ne cherche pas à pardonner mon geste."

Evidemment, Zinédine Zidane n'avait pas envie de finir comme ça : "Dans une finale de Coupe du monde, je n'ai pas faire ce geste gratuitement. Il y a eu une provocation très grave. Ce n'était pas calculé. J'étais à dix minutes de la fin de ma carrière et je pouvais terminer de la meilleure des façons." Sa présence sur le terrain aurait peut-être changé le cours de l'histoire ? "Je ne sais pas. Peut-être que oui, peut-être que non. En tout cas, les tirs au but... Un jour c'est pour vous, un jour c'est contre vous. Mais je ne peux pas vous dire avec certitude que cela aurait changé la fin du match. Il faut accepter les choses telles qu'elles sont. Si cela s'est passé comme ça, c'est que c'était décidé..."



et vous qu'avez-vous pensez de ce geste? lui avez-vous pardonner? moi oui, je ne lui en veux pas du tout je le comprends même.
# Posté le lundi 17 juillet 2006 05:40

Goven : "Merci aux filles"

Goven : "Merci aux filles"
Georges Goven, le sélectionneur tricolore, remercie ses joueuses d'avoir battu les Tchèques (3-2) et de s'être maintenu dans l'élite de la Fed Cup. Un soulagement pour tous.

GEORGES GOVEN, on imagine que vous avez poussé un ouf de soulagement à la fin de la rencontre ?

G.G. : Oui, juste après la balle de match où je me suis un peu détendu. C'était un match difficile, tendu. On est mené 2-1 comme je le craignais. J'avais peur que Nathalie puisse être dominée par Nicole Vaidisova. Même si j'espérais qu'elle hausse son niveau de jeu ou qu'elle arrive à la perturber en variant la cadence, mais rien n'y a fait. Nathalie manquait un petit peu de jus.

Tatiana a bien répondu présente ?

G.G. : Tatiana m'avait dit qu'elle se sentait bien. Mais il fallait le voir sur le terrain, elle l'a montré de belle manière. Il fallait ensuite résoudre le rébus du double car je savais depuis jeudi qu'Emilie ne pouvait pas jouer. Ce n'est pas facile de trouver la bonne formule, j'ai eu un peu de chance mais les filles m'ont bien aidé en faisant un très bon double. Merci aux filles, merci à Tatiana, car elles ont été présentes dans les moments difficiles.

Comment avez-vous senti la paire tchèque ?

G.G. : Il y a eu dans ce double des moments où le match pouvait basculer. Avec en face de nous, une équipe tchèque qui est aguerrie mais qui était nerveuse car d'un seul coup, elles sont passées favorites lorsqu' Amélie déclare qu'elle ne jouera pas. A ce moment là, elles doivent se dire qu'elles vont nous manger. A 2-2, au moment du double, elles doivent encore penser qu'elles vont encore gagner le double. Ce que leurs ont montré les joueuses, cela les a fait douter. Si bien qu'à un moment donné, Benesova a un peu tangué.

Cette situation vous a finalement libéré ?

G.G. : Cela nous a permis de nous engouffrer dans la brèche. Elles ont donné des points assez facilement. Encore une fois, c'est la solidité d'un groupe qui a prévalu et qui a permis de remporter ce match. Il n'y a pas trop de "cocoricos" à pousser, c'était pour ne pas descendre en deuxième division. Il ne faut pas l'oublier mais je suis content qu'on s'en sorte.

N'était-ce pas osé de lancer Séverine Brémond dans un match comme ça alors qu'elle n'a aucune expérience en Fed Cup ?

G.G. : C'est le coup de poker qui me permet de vous parler détendu ce soir. C'est aussi le feeling du capitaine qui sent si une joueuse est prête. De temps en temps, il faut tenter des choses pour aller chercher la victoire. C'est vrai qu'on pouvait imaginer Dechy et Golovin, mais Nathalie me paraissait émoussée.

Quelles sont les leçons que vous tirez de ce week-end ?

G.G. : Première leçon : le travail que l'on fait avec le staff, les kinés, le préparateur physique, le stage de montagne que l'on organise, les discussions avec Loïc Courteau, cela amène une bonne cohésion et une bonne dynamique au groupe entier. Deuxième leçon : c'est la révélation de Tatiana qui peut devenir leader de cette équipe. Enfin, c'est la solidité du groupe.

Mary et Amélie restent les leaders de cette équipe mais derrière, la relève est là ?

G.G. : Oui, l'équipe peut fonctionner même quand nos deux meilleures joueuses ne sont pas là. Mais attention, j'ai envie qu'elles soient là. Il faut aussi leur montrer que l'on peut compter sur d'autres joueuses à coté d'elles parce que c'est toujours une pression pour Amélie de se dire que sa présence vaut automatiquement trois points. De savoir qu'elle a derrière elle des filles qui peuvent marquer des points, c'est un super plus.
# Posté le lundi 17 juillet 2006 05:34

victoire des françaises sur les tchèques au match barrage de fed cup

victoire des françaises sur les tchèques au match barrage de fed cup
Les françaises Tatiana Golovin et Séverine Brémond ont remporté le double décisif face aux tchèques Kveta Peschke et Iveta Benesova 6-4, 7-6 (7-2). La France remporte son match de barrage de la Fed Cup face la République Tchèque in-extremis et se maintient dans l'élite.

FED CUP - BARRAGE

Nicole Vaidisova (Tch) bat Nathalie Dechy (Fra) 6-2, 6-3

Tatiana Golovin (Fra) bat Lucie Safarova (Tch) 6-2, 6-1

Golovin-Brémond (Fra) battent Benesova-Peschke (Tch) 6 -4, 7-6 (7/2)


La fraîcheur de Brémond, la quart de finaliste surprise du dernier Wimbledon qui disputait à 26 ans son premier match à enjeu dans l'équivalent féminin de la Coupe Davis, a fait du bien dans ce double à forte pression, mais la grande dame du week-end a été Tatiana Golovin. Passée près de l'exploit face à la star tchèque Nicole Vaidisova, demi-finaliste de Roland-Garros (6-1, 3-6, 11-9), elle a remis avec autorité les deux équipes à égalité 2 à 2 en balayant Lucie Safarova (6-2, 6-1) avec ses grandes frappes de coup droit. Malgré la fatigue accumulée pendant ses deux matches disputés par une température accablante, la jeune Tricolore de 18 ans a encore répondu présent à l'appel de son capitaine Georges Goven pour disputer le double.

Emilie Loit, la spécialiste habituelle, était indisponible à cause d'une blessure à un poignet, et Nathalie Dechy trop épuisée. La Française la mieux classée à la WTA (28e) en l'absence d'Amélie Mauresmo et de Mary Pierce, blessée à un pied depuis février, avait remporté un match marathon de trois heures contre Safarova (5-7, 6-3, 9-7) la veille et perdu nettement face à Vaidisova le matin (6-2, 6-3).

Une grande Golovin

La performance de Golovin est d'autant plus remarquable qu'elle sortait d'une période très difficile. A cause d'une sérieuse blessure à une cheville, elle n'avait pu disputer que trois matches en un trimestre et son retour ne datait que de Wimbledon. Cette victoire est un énorme soulagement pour les Françaises, qui se voyaient mal passer la saison 2007 dans l'anonymat de la deuxième division après s'être taillées un statut de grande puissance avec leur victoire de 2003 et leurs places de finalistes en 2004 et 2005. La tension avait cédé la place à l'inquiétude avec l'annonce tardive du forfait de Mauresmo, qui s'était ressentie d'une blessure aux adducteurs après sa victoire à Wimbledon.

Sans la N°1 mondiale, les Françaises n'étaient plus favorites face à une équipe extrêmement jeune, conduite par une des plus prometteuses joueuses mondiales, Nicole Vaidisova, 17 ans. Même à 2-2, la balance semblait devoir pencher du côté tchèque puisque contrairement aux Françaises, alignées pour la première fois ensemble, Peschke et Benesova avaient une solide expérience commune et des victoires sur le circuit. La déception de l'élimination au premier tour par l'Italie au mois d'avril est oubliée et les joueuses de Georges Goven vont pouvoir entamer la campagne 2007 avec l'ambition d'aller une nouvelle fois jusqu'au bout.


Séverine Brémond:"J'ai évolué depuis l'année dernière (année de sa première sélection en Fed Cup). Je m'étais bien préparée physiquement et mentalement pour être là si on avait besoin de moi. Ca a été dur d'attendre un jour et demi mais c'est ça qui m'a permis de me donner à fond. Quand Nathalie Dechy a perdu, c'était clair dans ma tête que j'allais jouer le double."
# Posté le dimanche 16 juillet 2006 18:32

Gasquet, roi de Gstaad

Gasquet, roi de Gstaad
En s'imposant contre Feliciano Lopez, Richard Gasquet s'est adjugé la victoire finale au tournoi de Gstaad, dimanche. Le jeune Français remporte son troisième tournoi de l'année, le premier sur terre battue. Malgré le redoutable service de l'Espagnol, il s'est imposé en quatre sets.

ATP GSTAAD - FINALE

R. Gasquet (Fra, 7) bat Feliciano Lopez (Esp, 6) 7-6, 6-7, 6-3, 6-3

L'attente fut longue ! Alors que Jean-François Caujolle (1977), Yannick Noah (1981) et Guy Forget (1994) avait échoué en finale du tournoi de Gstaad, Richard Gasquet vient de mettre fin à cette malédiction. Grâce à une belle semaine et un match solide contre Feliciano Lopez en finale, le Biterrois s'est adjugé le tournoi suisse. Le troisième de sa carrière. Le deuxième en trois semaines après son succès sur le gazon de Nottingham. Mais surtout le premier sur terre battue !

Avec ce nouveau succès, Richard Gasquet confirme son retour au premier plan. Après un début de saison difficile à cause d'une blessure, il a retrouvé son meilleur niveau. Depuis Roland-Garros, il enchaine les bonnes performances. Il n'a ainsi perdu que trois matches pour onze victoires. Rien de honteux surtout que les deux seuls à l'avoir fait tomber sont Roger Federer (à Halle et Wimbledon) et David Nalbandian (à Paris). Les numéros 1 et 3 mondiaux, s'il vous plait.


Aucun break concédé

En finale dimanche, Richard Gasquet a une nouvelle fois fait l'étalage de son talent. Grâce à son bagage technique, il a fait déjouer son adversaire. A l'image de cette semaine, il a réussi une excellente performance au service en ne concédant aucun break. Impressionnant sur son service (24 aces), Feliciano Lopez n'aura eu que deux balles break à se mettre sous la dent. Solide sur sa mise en jeu, Gasquet a ensuite pu se concentrer sur ses retours de service. Et après deux premiers sets intenses, il a su faire craquer l'Espagnol grâce à son jeu de fond de court après 3h05 de match.

"Je pense que la patience était la clef aujourd'hui. Je savais qu'il était très fort au service. Il a servi des tonnes d'aces. J'ai donc essayé de rester concentré tout le temps. Ça a été dur mais je suis fier de moi car j'ai fait un match plein", a résumé Gasquet, qui rejoint Gaudio et Federer au palmarès. Eric Deblicker peut être heureux. Son protégé a montré un visage séduisant durant toute la semaine. Après son succès sur Gaudio en quart de finale (6-3, 6-2), il a parfaitement assumé son rôle de favori. Aujourd'hui, il ne doit pas regretter d'avoir changer son programme pour venir à Gstaad...
# Posté le dimanche 16 juillet 2006 18:25